« En 2017, Faisons Front Commun »


J’ai reçu deux appels de Front Commun que je relaie volontiers:la tribune de Francine Bavay (Conseillère fédérale EELV), Patrice Cohen-Séat (PCF), François Longérinas (PG), Myriam Martin (Ensemble !), signataires de l’appel « En 2017, Faisons Front commun » parue ce jour dans l’Humanité et accessible ci-dessous.
Autre tribune allant dans le même sens, celle de Frank Mouly dans l’Humanité également, la semaine passée.
voeux-2017-arbre-rougeEn voici les textes:

Où allons-nous ?

Par Francine Bavay (Conseillère fédérale EELV), Patrice Cohen-Séat (PCF), François Longérinas (PG), Myriam Martin (Ensemble !), signataires de l’appel « En 2017, Faisons Front commun »

Après 5 ans d’un gouvernement qui, à l’exception du mariage pour tous, a mené une politique similaire à celle de la droite, celle-ci s’apprête à revenir au pouvoir, radicalisée par sa concurrence avec une extrême droite dopée à la haine et au racisme.

Il n’y a qu’une réponse possible à cette situation catastrophique : ouvrir à gauche et dans l’écologie la perspective d’une véritable alternative d’émancipation qui donne espoir et remobilise les classes populaires aujourd’hui désorientées et en colère. Il faut pour cela un projet novateur qui réponde aux besoins d’égalité, de solidarité et de fraternité. Qui affronte les défis d’une mondialisation dominée par la finance internationale et propose un nouveau mode de développement anti-productiviste et une refondation de l’Europe. Qui tourne le dos au démantèlement des droits du travail et donne de nouveaux pouvoirs aux salariés. Qui s’engage résolument dans la vitale transition écologique. Qui aille vers une 6ème République sociale et citoyenne.

Mais pour que cette perspective puisse être porteuse d’une dynamique politique victorieuse, encore faut-il en créer les conditions avec un candidat qui l’incarne et puisse battre à la fois les sociaux libéraux, la droite et l’extrême droite. C’est pourquoi nous avons choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon. Cette candidature a rencontré indéniablement un écho dans l’opinion. Il faut maintenant qu’elle puisse rassembler largement. Malgré la très belle campagne qu’il avait faite en 2012, il s’en est fallu d’un cheveu que les forces du Front de gauche ne se mettent pas d’accord pour reconduire Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la Présidentielle. C’est chose faite, heureusement, grâce notamment aux dix mille militant-e-s communistes, d’Ensemble!, du Parti de gauche, écologistes et bien d’autres  qui se sont mobilisés dans l’appel à faire Front commun que nous avions lancé en septembre. Mais c’est chose faite du bout des doigts, sans accord politique, chacun avec sa bannière et son propre programme, et sans campagne ni cadre politique commun. Comment alors agréger toutes les forces disponibles et surtout répondre aux exigences d’un fonctionnement plus horizontal et citoyen portées notamment par la mobilisation contre la loi travail et Nuit debout ? C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’un cadre commun de campagne ouvert et pluraliste susceptible de créer une dynamique de rassemblement.

De plus, la division évitée à la présidentielle rentre par la fenêtre aux législatives et on s’apprête à assister à des affrontements fratricides dans les 577 circonscriptions. Cela aboutirait à éliminer purement et simplement de l’Assemblée nationale la gauche et l’écologie politique dignes de ce nom. C’est de la folie !

Une fois de plus, nous en appelons à la raison. Toutes les énergies doivent être mobilisées pour que Jean-Luc Mélenchon fasse le meilleur score possible à la présidentielle et – qui sait – crée la surprise et bouscule la donne ; et pour que les électeurs puissent voter dans toutes les circonscriptions pour des candidatures communes rassemblant les forces du Front de gauche, d’EELV et au-delà, dans la dynamique ouverte par la candidature de Jean-Luc Melenchon. Partout dans le pays nous devons concrétiser un Front commun qui réunisse toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir un nouvel espoir à gauche et dans l’écologie, et battre ainsi la droite et l’extrême droite.


Pour des candidatures communes aux législatives

Par Frank Mouly, membre du Conseil national du PCF et initiateur de l’appel à faire Front commun

La gauche de transformation la plus bête du monde a-t-elle élu résidence en France ? Il semble bien que ce soit le cas.

Absence de dialogue au cœur du Front de gauche, démarches et stratégies concurrentes, maladresses et querelles personnelles, logiques partisanes reprenant le dessus sur le besoin de rassemblement, incapacité à intégrer significativement les forces citoyennes que nous voulions agréger…, l’année écoulée à bien failli enterrer définitivement l’unité que nous construisions patiemment et parfois difficilement depuis 2005 pour créer un rassemblement à vocation majoritaire : le Front de gauche.

Bien sûr, le Front de gauche que nous avons connu a vécu. Parce que nous n’avons pas su le faire évoluer vers une véritable force politique et citoyenne. Parce que la création de la France Insoumise a été une façon de l’enterrer, et tout autant la tentation permanente du PCF d’une recomposition avec un Parti socialiste supposé capable d’un retour à gauche miraculeux.

Notre gauche qui avait su se rassembler, est divisée comme jamais depuis 10 ans. Pourtant, devant l’imminence de la catastrophe, les militantes et militants d’Ensemble ! de la France Insoumise et du PCF ont finalement réussi à faire l’unité sur une candidature commune à la présidentielle, structurante dans le paysage politique. Cela a été une très bonne nouvelle.

Mais alors que nous commençons, nombreux, à entrer dans cette campagne, autour d’un candidat, d’un programme, l’Avenir en commun, et avec des apports importants comme le pacte d’engagement commun proposé par le PCF, la division resurgit par la fenêtre.

Dans de nombreuses circonscriptions, les déclarations de candidatures concurrentes se multiplient. Des hommes et de femmes qui ont en commun tant de propositions et qui vont tout faire pour que Jean-Luc Mélenchon fasse le meilleur score à la présidentielle, pourraient s’affronter aux législatives. Qui peut comprendre cela ? Qui peut comprendre que l’idée d’un campagne autonome tourne à un affrontement absurde ? Qui peut exiger qu’on se soumette à une Charte qui n’aurait pas été discutée en commun ? Il y a derrière tout cela beaucoup plus de cuisine que de politique et le résultat sera désastreux si nous voulons des élus, des voix et des points d’appuis pour résister et construire.

L’appel à Faire front commun lancé en septembre a contribué pour une part significative à parvenir à un choix raisonnable et porteur d’une candidature commune à la présidentielle. Face à la droite et à l’extrême droite, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de la division aux législatives. Les électeurs ne pourraient en aucun cas l’admettre. Dans les 577 circonscriptions, les 10.000 signataires de notre appel œuvreront inlassablement dans les prochains jours et les prochaines semaines pour que les campagnes présidentielles et législatives soient menées ensemble, dans un même mouvement, et aboutissent à des candidatures uniques aux législatives, discutées et assumées ensemble.

Bamos a luchar, bamos a triomphar!


 contact2017@frontcommun.fr.

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