Nuit debout : du vacarme à l’ordre révolutionnaire


Très juste! C’est pourquoi je n’y vais pas…

Blog de Guillaume Sayon

nuit-debout-50-810x540Il ne sera pas question ici de porter un regard sévère sur ce mouvement exceptionnel, du moins sur l’aspect innovant, qu’est celui de Nuit debout. Je ne ferai pas preuve de férocité. En tout cas je ne pourrais pas produire une violence aussi incarnée que celle de Eric Verhaeghe dans les pages du Figaro qui concluait sa tribune intitulée « Nuit debout le crépuscule des bobos » de la sorte : De là le caractère extraordinairement hétérogène du mouvement. Fait par les Blancs pour les Blancs, fait par les bourgeois pour les bourgeois, fait par les bobos pour les bobos, il ne devrait pas tarder à mourir de sa belle mort, à moins qu’une mutation du virus ne conduisent à une radicalisation et une popularisation inattendue.

Je vous l’accorde il est question en toute logique d’un vrai discours de classe. Pour autant, comme c’est habituel pour ceux qui sont des lecteurs réguliers du…

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2 réflexions sur “Nuit debout : du vacarme à l’ordre révolutionnaire

  1. de mon humble avis cette naissance est plutôt bon signe, voyons ce que ça produit à l’approche des primaires et plus tard sur l’election de 2017 ?
    c’est parti d’un refus de la loi El Khomri…y a donc tout à faire. Qu’est ce qui est le plus enthousiasment ? un mouvement populaire qui refuse la galere sans trop savoir où il va ? ou, alors t’as le programme concocté par J.Attali pour un president de gauche comme de droite ! là, t’as un cap ! c’est la continuation de ce que nous vivons et qu’une majorité rejette ! tout est prévu ..peut etre, probablement qu’il y a aussi du bon dans toutes ces propositions! sauf et helas qu’il nous faut et ce ! de toute urgence, une nouvelle constitution ! Les élections approchent, on va nous dire que si on ne veut pas du Front National, faut qu’on y aille !

    Je me dis que, si les fameux « experts » avaient l’humilité d’aller anonymement participer aux tables rondes citoyennes, apporter gratuitement leurs compétences, afin que « ceux qui savent ce qu’ils ne veulent plus » mais ne savent pas encore vraiment ce qu’ils veulent, (pour l’instant, laissons le temps) , ce mouvement prendrait forme et une bonne tournure.

    Faudrait pas, que ça s’essouffle faute de perspectives ! donc, je pense que tu fais parti de ceux qui doivent se joindre à eux…t’as de l’expérience et tu peux tenter de guider ces novices plein de bonne volonté, à condition de ne pas revendiquer ton appartenance à un parti.
    à mon humble avis

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  2. Si je suis à un parti (en l’occurrence je suis au PCF), parti qui est réformiste au dernier degré, et dans lequel je me démène pour essayer de changer les choses, notamment à son congrès… Mais ce n’est pas gagné.
    Si donc je suis communiste pas « de goche », ou communisto-social libéral comme Pierre Laurent et sa clique, je vais nécessairement avoir envie d’afficher un programme: en l’espèce la « base alternative « Unir les Communistes ». Un militant communiste engagé et marxiste convaincu ne peut pas se résoudre à mettre ses idées et son drapeau rouge dans la poche, mais sans prosélytisme et pas avec mon bulletin d’adhésion au PCF en préalable de toute discussion.
    Pour les idées dont tu me dis qu’elles peuvent être utiles: la question que pose l’auteur du blog, Guillaume Sayon que je n’ai que reblogué, l’ennui de cette démarche de nuit debout c’est qu’elle est terriblement nombrilo-centrée sur les participants parmi lesquels il n’y a pas de pauvres, ni de membres de la classe ouvrière (définition extensive les exploités à plein quel que soient leurs boulots quand ils en ont un) donc aller sur le terrain que les participants de Nuit Debout ont instauré, (et c’est tout à leur honneur) ça va me faire convaincre quelques personnes assez cultivées mais en demande de propositions de programme, n’est pas la bonne solution pour moi: c’est le contraire qui devrait se produire et que je fais comme je peux: m’insérer dans des organisations ou je suis certain que je rencontrerai les vrais « prolos », qui sont d’abord à organiser (et pas à l’échelle d’une place publique, à celle d’un ensemble d’habitants d’une cité de gens qui pointent à pôle emploi sans espoir, ou d’aides à domicile, de taxis Uber,ou d’ouvriers du bâtiment ou des rares industries qui survivent encore à Lille).
    Je l’ai été, à 20 ans, dans la situation ou se trouvent les jeunes de Nuit Debout (en 1968, à Saint-Omer): j’ai pu choisir un parti (Le PCF, pas parfait, mais bon… Marchais c’était autre chose que Laurent!) et surtout un syndicat (le SNES, j’étais pion-étudiant). Et j’ai fait la propagande de ce parti et j’ai participé aux mouvements du SNES dans les établissements scolaires et même à la fac, ou j’allais parfois): là où étaient les « masses » pas sur le terrain que quelques personnes motivées ont choisi…
    C’est (outre mes 68 ans) la raison pour laquelle je ne vais pas à la rencontre du petit nombre dont l’analyse du rapport de forces montrent qu’ils ne changeront pas la loi El Khomri (NB: c’était très différent en 1968: de Gaulle aurait pu tomber… et il y a eu les accords de Grenelle qui montrent que les organisations de masse avaient su y faire).
    Que les « Nuit Debout » aillent sur le terrain des exploités (où je me trouve: PCF Roubaix, CGT CEREMA à Lille, et pour la partie intello dans l’association d’éducation populaire « Réseau Salariat ») et pas le contraire.
    L’ami Guillaume Sayon fait comme ça à Avion -dans les corons et pas sur la place publique à Lens!-voisine. Et c’est ainsi que je conçois le militantisme: de la base (je ne sais pas quel est la tienne) où on essaie de rassembler le peuple au sein duquel on évolue, et si les conditions le permettent des convergences des « 100 fleurs » comme disait Mao, qui ont éclot ici et là, peuvent se produire et faire un mouvement gagnant (ou tout au moins progressant vers un meilleur rapport de forces qu’actuellement)
    Mais 2016 n’est pas 1968, les partis y sont différents, les syndicats aussi, le peuple abreuvé par les médias aussi (je le fréquente encore régulièrement: j’en suis issu, et je suis atterré :/)

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